Lexique de la paie, du salaire et des impôts
Salaire brut et net
Salaire brut
Rémunération convenue au contrat de travail, avant déduction des cotisations sociales salariales. C'est le montant affiché en haut du bulletin de paie et dans la plupart des offres d'emploi.
Salaire net à payer (avant impôt)
Ce qu'il reste du salaire brut une fois retirées les cotisations sociales salariales (assurance maladie, retraite, chômage, CSG-CRDS). C'est le « net » auquel on pense spontanément, avant prélèvement de l'impôt.
Net à payer après impôt
Montant réellement versé sur le compte bancaire, une fois l'impôt sur le revenu prélevé à la source directement sur la fiche de paie.
Net imposable (net fiscal)
Base retenue par l'administration pour calculer l'impôt sur le revenu. Il est légèrement supérieur au net à payer, car la fraction non déductible de la CSG-CRDS (environ 2,9 %) y est réintégrée.
CSG / CRDS
Contributions sociales sur les revenus d'activité : CSG à 9,2 % (dont 6,8 % déductibles du revenu imposable) et CRDS à 0,5 %, calculées sur 98,25 % du salaire brut.
Impôt sur le revenu
Prélèvement à la source (PAS)
Mode de collecte de l'impôt sur le revenu : l'impôt est retenu chaque mois directement sur le salaire par l'employeur, à partir d'un taux transmis par l'administration.
Taux neutre (taux par défaut)
Grille officielle appliquée lorsque l'employeur ne dispose pas de votre taux personnalisé (par exemple lors d'un premier emploi). Il dépend uniquement du montant du salaire, sans tenir compte de la situation familiale.
Taux personnalisé
Taux de prélèvement à la source calculé par l'administration à partir de votre déclaration de revenus, tenant compte de l'ensemble de votre foyer fiscal.
SMIC et statuts
SMIC
Salaire minimum interprofessionnel de croissance. Depuis le 1er juin 2026, il s'élève à 1 867,02 € brut par mois (12,31 € de l'heure), soit environ 1 477,93 € net, pour un temps plein de 35 heures par semaine.
Cadre / non-cadre
Statuts qui déterminent le taux moyen de cotisations retenu : environ 25 % pour un cadre (cotisations supplémentaires, dont l'APEC) contre environ 22 % pour un non-cadre. À brut égal, un cadre touche donc un peu moins en net.
13e mois
Mensualité de salaire supplémentaire versée en plus des douze mois : le salaire annuel est alors réparti sur 13 (ou 14) mensualités.
Licenciement et chômage
Indemnité légale de licenciement
Minimum dû au salarié en CDI licencié (sauf faute grave ou lourde) comptant au moins 8 mois d'ancienneté ininterrompus : 1/4 de mois de salaire de référence par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, puis 1/3 de mois au-delà. Une convention collective peut prévoir un montant plus favorable.
Indemnité spéciale de licenciement
Indemnité due en cas de licenciement pour inaptitude d'origine professionnelle (accident du travail ou maladie professionnelle) : au moins le double de l'indemnité légale, versée sans condition d'ancienneté.
ARE (allocation d'aide au retour à l'emploi)
Allocation chômage versée par France Travail. Son montant journalier brut est la plus élevée de deux formules (40,4 % du SJR + une partie fixe, ou 57 % du SJR), encadrée par un plancher et un plafond.
SJR (salaire journalier de référence)
Base de calcul de l'ARE : les rémunérations brutes de la période de référence divisées par le nombre de jours de cette période.
Dégressivité de l'ARE
Réduction de 30 % de l'allocation à partir du 7e mois d'indemnisation, pour les allocataires de moins de 55 ans dont le salaire de référence était élevé, sans descendre sous un plancher.
TVA et frais professionnels
TVA (HT / TTC)
Taxe sur la valeur ajoutée, ajoutée au prix hors taxes (HT) pour obtenir le prix toutes taxes comprises (TTC). Quatre taux s'appliquent en métropole : 20 %, 10 %, 5,5 % et 2,1 %.
Barème kilométrique
Barème fiscal permettant d'évaluer les frais de déplacement professionnels déductibles selon la puissance fiscale du véhicule et la distance parcourue (majoration de 20 % pour les véhicules électriques).
Heures supplémentaires
Heures travaillées au-delà de 35 heures par semaine. Majorées (+25 % puis +50 %), elles bénéficient d'une exonération d'impôt sur le revenu jusqu'à 7 500 € par an et d'une réduction de cotisations salariales jusqu'à 11,31 %.
Un terme manque ou mérite d'être précisé ? Écrivez-nous — ce lexique s'enrichit au fil de vos questions.